Un bref retour.

Un bref retour.
j'ai le coeur qui se serre, se tord et accelère.
ton visage est partout. enfin non. enfin presque.
bien sur que j'me prend pas la tête, mais oui, je m'en fous. je m'en calle de ton sourire enfantin, de ta façon de dire "merci", de notre première nuit. j'en ai rien à foutre, de ton silence, de ce qui se passera ensuite, peut-être, tout de suite. de tes mots mal écrits, de ta maladresse, ta nonchalence poussée à l'extrême, sans cesse. j'te jure, j'te promets. j'vais pas te courir après. tu peux toujours te barrer, te casser, t'éloigner sans rien dire, sans regrets ni remords, faire le mort. tu crois vraiment que ça pourrait me toucher ? cette fausse note dans ta voix lorsque tes yeux s'embrument, ces baisers précipités, que tu t'acharnes à me voler, comme si t'avais peur du temps, de l'après, comme si tu pouvais craindre quoi que ce soir pour moi, pour nous.
nan t'as raison, je dis n'imp, comme d'hab, y'a rien. y'a pas de toi & moi, de trucs à la con dans ce genre là. on est que du vent, tu devrais le savoir, à forcer de ne croire en rien. t'aurais du comprendre tout de suite. j'suis pragmatique. "tu crois au coup de foudre ? naïf."
c'est pourtant simple. on a que dalle en commun, on fonce droit dans l'mur. on peut rester des heures, des journées sans s'parler par orgueil et préjugés. tu prendras jamais de risques. d'ailleurs tu sais même pas c'que ça veut dire. je vais partir, oui, partir loin. c'est pas comme si ça t'faisait quelque chose. fais pas genre, nan mais allez, arrête 2 secondes.
et puis, c'que t'as balancé la dernière fois, c'était tellement con, tellement trop toi ! les filles balisent quand on les rappelle pas. elles tombent amoureuses comme ça, PAF, suffit de leur montrer que t'en as rien à claquer. elles foncent à chaque fois, n'y resistent pas. c'est presque trop facile.
c'est toi qui dit n'imp mon gars. dans ces cas là, je serais déjà dingue de toi, et on en est pas là. on est même trop loin. rien ne m'affecte en toi, rien ne me brise, pas même ta fausse indifférence.
je ne te hais même pas, j'm'en calle quoi.
j'ai tout de suite oublié ton odeur pourtant collée à mes draps, la douceur de ta peau, le vert de tes yeux menteurs. j'ai même pas fait gaffe que tu dises tout l'temps "trop pas", j'ai zappé le texto qu'tu m'as envoyé l'autre soir "j'ai hâte de te revoir".

ton prénom est aussi naze que toi,
je ne te regrette pas
je n'te regrette pas
pas

(presque.)

# Posté le mardi 06 octobre 2009 14:33

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songe à virer sur Blogspot.

# Posté le mardi 14 avril 2009 14:04

le seul remède : un bain de soleil , là, tout de suite.

le seul remède : un bain de soleil , là, tout de suite.
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des envies en vrac ...
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# Posté le vendredi 03 avril 2009 12:07

Modifié le lundi 06 avril 2009 15:09

"je fais semblant."

"je fais semblant."
*
la poésie.
elle est partout. dans les endroits les plus fréquentés comme dans les plus insolites recoins. elle n'existe pas seulement, comme la plupart le croit, dans certaines rangées de livres du furet, au creux des poèmes torturés de baudelaire. elle danse dans le vent lorsque le ciel est d'un bleu clair. que le vent justement n'est pas un vrai vent mais une brise, douce et légère, aux allures de printemps. elle se cache dans le sourire de lucas, les cheveux bouclés de léa. se glisse dans les salles de cours, l'après-midi aux alentours de 14h, chassant l'ennui de son rire enjôleur. elle est sur la nuque bronzée du joli garçon devant moi. elle se propage dans les moments de mélancolie, d'euphorie. ceux où vous vous dites que c'est "fou", tout simplement 'fou". ces instants où vous vous retrouvez blottie contre vos meilleurs amis, le long d'une route interminable et noire , une nuit d'été, 4h du mat', pas de vélo pour rentrer de la plage et cette fois, le vrai vent qui vous transperce chaque parcelle de peau avec brutalité, mais vous en avez rien à foutre, vous êtes plus forte que lui, ce soir. rien ne vous arrêtera. rien. ces moments où vous vous éveillez le matin, un peu plus tôt, et que doucement vous tournez la tête vers le visage endormi de cet homme dont le souffle vous a bercée toute la nuit. dont la voix vous retourne le c½ur. dont les mains servent de couverture seules à votre corps tout entier. et vous souriez . ces moments où, vous êtes seule dans le bus, la nuit tombe et , musique à fond dans les oreilles, vous observez défiler les lumières de la ville en pensant à tout un tas de trucs passés et à venir. ces moments où la neige danse dans l'air glacé et les rues, vous êtes assise au coin du feu, un chocolat viennois ente les doigts, devant votre film préféré, et vous vous dites que c'est beau. c'est même magique. magique.
etc,etc.

c'est lorsque vous écrivez sur du papier rose, comme aujourd'hui. quand vous sortez d'un film bouleversant de grâce dont l'atmosphère vous étourdit , au point que vous planez encore dans la rue, bousculant les passants au hasard, à coups de sourires confus, d' "oh pardon" et d'images plein la tête. c'est marcher sous la pluie sur les pavés du vieux lille pour aller les retrouver. c'est chaque première fois où vous portez une robe fraîchement achetée. c'est passer la porte d'une boutique minuscule et entendre retentir doucement le carillon, le "tilim" enjoué, devenu habituel. c'est tous les films de jean pierre jeunet, ceux de woody allen. les bougies collées aux tables du joli restaurant espagnol où tu m'as emmenée pour la première fois. ce sont tes regards souriants et langoureux, lorsque le vin commençait à nous étourdir.
la poésie se faufile entre les mots de fonelle chaque matin. dans les photos de doisneau, brassaï et boubat. dans tous les longs métrages de sofia coppola et la nouvelle pub "miss dior chérie". dans tous les morceaux de piano du monde. dans les petits gâteaux d'anniversaire où il n'y a qu'une bougie. les textos de "bonne nuit" , expéditeur : mon amour, truffés de fautes d'orthographe. comptine d'un autre été de yann tiersen. et "sur le fil", aussi. paris la nuit. sous la pluie. paris chaque jour. l'hiver, au printemps, sous un soleil d'été, recouvert de feuilles morts en automne. dans les coquelicots trouvés au hasard des chemins, un mois de juillet. la poésie s'inscrit sur les fossettes d'audrey tautou, le sourire de james mc avoy, l'allure bohème de charlotte gainsbourg, et la voix enrouée de son papa. dans les petits yeux de guillaume canet, le teint porcelaine de scarlett johansson, les tenues de soko et la chevelure de pénélope cruz. dans les créations de luella , celles de christian lacroix. dans les robes d'yves saint laurent. les lettres écrites à la main. les quais de gare , à travers les "au revoir" chargés de sanglots contenus.
à l'intérieur de chaque petite boite, anodine, en bois, verre, carton. celles à chaussures renfermant le plus de secrets, de troubles et d'angoisses, de mots d'amour, de souvenirs, de paradis perdus. de joies, de déchirures. dans tout ce qui est vieux, usé jusqu'à la corde. ce qui a vécu, ce qui possède une histoire.
dans certaines salles de musées comme la pièce rose du centre pompidou. dans le verbe "chantonner" et le mot "crépuscule". dans le prénom "lou". dans les éventails, les rubans. l'art et les couleurs pastelles. dans les reflets du soleil sur les cheveux couleur miel de camille. dans les chemisiers blancs. les saules pleureurs, le parc de la citadelle et les bancs du square vauban. dans les peintures de chagall. les danseuses de degat. le déjeuner des canotiers de renoir. amélie poulain. dans les jupes des filles. le sucre en forme de coeur que tu fais tomber dans ton café. les balcons des appartements à la haussmann. les rideaux en voile. la transparence. sur les terrasses des cafés. à l'intérieur des boites à musique que l'on offre aux petites filles. dans toutes ces petites filles.
la poésie se dissimule aussi et surtout dans l'éphémère, l'instant.
j'ose espérer qu'un jour, elle se planquera encore au sein de tes bras m'enlaçant, dans un de tes baisers au gout de grenadine. j'en ai perdu la saveur, avec le temps.

# Posté le lundi 16 février 2009 15:49

Modifié le lundi 16 février 2009 16:04